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Patrick Faigenbaum

Santulussurgiu
September 6 - October 18, 2008
Galerie I, Paris










Patrick Faigenbaum

Santulussurgiu


6 septembre – 18 octobre 2008

La Galerie Nathalie Obadia a le plaisir d'organiser la première exposition de Patrick Faigenbaum.
Un ensemble d'images réalisées entre 1998 et 2008 en Sardaigne dans la ville de Santulussurgiu sera presenté alors que le Musée de Grenoble organisera à partir du 25 novembre 2008 une importante exposition rétrospective de Patrick Faigenbaum.
Ce sera l'occasion de la publication d'un livre sur le travail fait en Sardaigne, second volet d'un tryptique dont le premier était un portrait de la ville de Tulle. Le dernier sera consacré au travail effectué depuis plus d'un an dans un Kibboutz en Israël et qui fera l'objet d'une exposition au Kunstmuseum de Bochum (Allemagne) en dialogue avec l'artiste Penny Yassour vivant et travaillant dans ce même Kibboutz.

Patrick Faigenbaum est un artiste majeur de la scène photographique contemporaine. Des oeuvres sont présentes dans les plus importantes collections publiques et privées dont le Metropolitan Museum of Art, New York ou le MNAM, Centre Pompidou.
Le travail de Patrick Faigenbaum se situe hors du champs de l'immédiatement contemporaine et factuelle. Il est au coeur de la tradition picturale comme un autre photographe, Jeff Wall. Il s'est fait connaitre au début des années 80 avec une série de portraits en noir et blanc des grandes familles aristocrates italiennes. Au départ portraitiste, il a recherché ses personnages dans un rapport hors du temps puis il a commencé des portraits de villes, de nature comme cela vient d'être la cas avec la Ville de Tulle.
Jean-François Chevrier, le complice depuis de longues années de Patrick Faigenbaum, est celui qui sait le mieux parler de la démarche de l’artiste:
« On dit en français que le portraitiste campe ses personnages. Cela vaut pour la description littéraire comme pour le travail du peintre. L’expression désigne une énergie et une sûreté du trait. Elle contient également l’idée d’une interdépendance de la figure et du lieu. Elle induit une conception plastique (sculpturale) du corps dans l’espace. Faigenbaum campe ses personnages : il leur donne une place et une stature, un sol et un cadre stable.»
« La notion même de personnage évoque un récit, une histoire, un travail de la mémoire. Mais Faigenbaum ne raconte pas, il préfère suggérer ou, à la rigueur, produire une amorce de récit.»
Depuis sa série de portraits de familles italiennes, Patrick Faigenbaum travaille simultanément le noir et blanc et la couleur. Jean-François Chevrier l'explique : « L’alternance du noir et blanc et de la couleur signale la coexistence de deux mondes qui correspondent à deux époques, aujourd’hui simultanées. La couleur est venue après les portraits de famille(s), quand Faigenbaum a commencé à s’intéresser à l’actualité urbaine. Mais le noir et blanc, c’est-à-dire le gris, le jeu des valeurs, persiste. Il est le domaine et la source du clair-obscur, la condition de l’appréhension des corps dans le volume atmosphérique. Il donne à l’air ce poids de cendres qui favorise la modulation de la lumière et le modelé des formes. Plus abstrait que la couleur, il introduit discrètement le fantastique dans l’image vraisemblable, sinon véridique du quotidien.»

Extraits du texte de Jean-François Chevrier, « Patrick Faigenbaum Fotografias, 1973-2006, Centro de Arte Moderna José de Azeredo Perdigão - Fundação Calouste Gulbenkian, Lisbonne